Un capitaine à bord

Un capitaine à bord, c’est la règle générale d’une vie en communauté.

Avec cette pandémie, cette notion de capitaine à bord prend toute sa signification.

La petite phrase de Macron hier, nous sommes devenus une nation de 66 millions de procureurs.

Je ne veux pas spécialement critiquer ses difficultés à combattre cette crise, mais sa lucidité dans sa façon de percevoir la difficulté à être le capitaine à bord du navire France.

J’ai tapé sur Google « Défaut des français » et je vous donne mot à mot la réponse.

Je trouve que le plus gros défaut des Français est l’obstination à toujours vouloir rabaisser ou critiquer les autres, que ce soit sur le physique, la façon de penser, la façon de s’habiller, se coiffer ou parler.

Et ces défauts, je les retrouve  dans le microcosme français en Israël.

Nous sommes une des plus grosses communautés, parmi les nombreuses communautés qui vivent en Israël, et notre spécialité c’est la critique de la société israélienne.

Mais nous ne savons que critiquer, nous sommes 400.000 et nous avons 400.000 capitaines à bord.

Nous sommes la seule communauté à ne pas avoir de députés à la Knesset.

La santé en Israël

J’ai toujours entendu mes compatriotes français comparer le système de santé français au système israélien.

Malheureusement, le système israélien était toujours critiqué, et le français toujours meilleur.

Personnellement je pense surtout que les francophones ont beaucoup de mal à parler l’hébreu et donc à comprendre les médecins.

De plus, dans les hôpitaux, la solidarité du personnel médical d’origine russe avec leurs compatriotes, nous donne l’impression d’être défavorisés.

Et la facilité de critiquer au lieu de se battre pour s’intégrer l’emporte souvent, malheureusement.

Le système français est complètement centralisé et nationalisé, ce qui implique une gestion éloignée de la réalité.

Par contre, en Israel, le système est privé et entre les mains de plusieurs Koupot holim, qui doivent gérer avec leur argent et surtout avec la concurrence.

Tout est très bien, et on peut le voir avec la gestion de la vaccination,

Et chaque koupa redouble d’ingéniosité pour satisfaire ses clients.

En France, où il n’y a pas de véritable capitaine à bord, on est proche de la Bérézina, tout le monde se rejette la responsabilité.

En Israel, il y a un capitaine à bord

Les israéliens ne sont pas non plus des moutons et la critique est aussi un sport national.

Et la facilité de critique du capitaine à bord, Bibi Netanyahou, est a son paroxysme avec des manifestations quotidiennes pour sa destitution.

Mais la seule chose que même ses plus grands détracteurs ne peuvent nier, c’est sa manière de gouverner le bateau.

Il a su anticiper la pandémie, en étant le premier à commander les vaccins en nombre suffisant, gérer la logistique, et se faire vacciner.

Il a su prendre ses responsabilités, souvent contre l’avis de ses proches, pour gérer cette  crise virale mondiale.

Des erreurs ont surement été faites, mais ce qui compte c’est le résultat final.

Israel est devenu l’exemple mondial,  tout le monde attend ses résultats et l’Histoire jugera.

Comme un bon français, je me suis permis de tout critiquer mais en laissant « sa chance au produit »

J’attends comme tout le monde et je prie pour que notre capitaine ne se soit pas trompé.