Territoire juif en France

Territoire juif en France, le sud de la Gironde, les Landes et le Bassin d’Arcachon auraient pu être un territoire juif.

Le comte d’Hauterive, qui fut l’une des figures majeures de la diplomatie française de la fin du Directoire au début de la monarchie de Juillet,en a donné les grandes règles.

Historique des territoires juifs dans le Monde.

Les juifs, privés de liberté partout dans le monde depuis le Moyen-âge, contraints et forcés se sont regroupés pour ne pas se mélanger aux populations locales.

Cet espace alloué avait plusieurs noms suivant les régions, Ghettos, Juiveries ou Shtetls , où ils pouvaient avoir une vie communautaire juive.

Théodore Hertzl avait imaginé plus grand en proposant l’Argentine en 1895, Chypre et la Mésopotamie en 1899, Le Sinai en 1902, l’Ouganda ou le Mozambique en 1903 avant de finir par la Palestine.

Mais il y avait eu un autre projet incroyable, celui de faire du sud de la Gironde, des Landes et du Bassin d’Arcachon un territoire juif.

La France aurait eu son territoire juif.

Au début de la révolution française, profitant de l’essor des idées nouvelles, les juifs songeaient à fonder en France, un état particulier.

Le comte Ernest d’Hauterive donne quelques précisions à ce sujet.

Les premiers pourparler eurent lieu à Amsterdam et 1791.

Les juifs hollandais avec les juifs du Portugal et d’Angleterre firent une proposition en février 1793 au Comte de Provence, régent du Royaume de France.

Il s’agissait de céder la baie d’Arcachon, et toutes les Landes entre Bordeaux et Bayonne à un consortium de juifs qui en auraient joui en toute propriété.

Les nouveaux propriétaires auraient cultivé les terres, exploité les terrains, bâti des villes, administré la région d’après les lois juives.

Les juifs offraient le prix de 25 millions de livres, 5 millions à la signature, 5 payables en traites  garanties par les synagogues hollandaises et portugaises.

Et les 15 derniers millions à la prise de position du territoire.

Le conseil du Comte de Provence délibérera sur cette proposition.

L’accord fut rejeté sous l’influence de l’évêque d’Arras qui affirmait que dans la Bible les juifs devaient être un peuple condamné à l’errance perpétuelle.

L’affaire en restera là.

Quel aurait été le visage du sud de l’Aquitaine, territoire juif ….Personne ne le saura.