Your search results

TEL-AVIV, ville de tous les paradoxes

La ville de Tel-Aviv a été fondée en 1909. Sous le mandat britannique (1917-1948), elle est devenue un centre urbain florissant, le plus grand centre économique et urbain d’Israël.

 

La Ville blanche, qui en constitue la partie centrale, a été construite selon le plan d’urbanisme de Sir Patrick Geddes (1925-27).

Tel-Aviv même compte environ 405 000 habitants, ce qui en fait la deuxième plus grande ville en Israël, derrière Jérusalem (800 000 habitants).

Son agglomération, appelée communément le « Gush Dan », rassemble 251 localités qui comptent au total plus de 3 850 000 habitants (31 décembre 2011), ce qui la situe loin devant les trois autres aires métropolitaines du pays : Haïfa (1,1 million), Jérusalem (1 million) et Beersheva (0,5 million).

Tel-Aviv est le centre économique et financier du pays. Elle est également un centre de recherche important dans le domaine des hautes technologies grâce à ses entreprises innovantes et ses centres universitaires reconnus mondialement, concentrés dans sa région. La bourse de Tel-Aviv participe également au dynamisme de la ville. Les plus grandes banques du pays y ont également leur siège.

Elle est aussi le siège de nombreuses ambassades.

Ces dernières années, Tel-Aviv est devenue un centre culturel mondialement reconnu pour son architecture (le Bauhaus) et son style éclectique: la ville blanche de Tel-Aviv a été inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO.

C’est également un centre touristique et commercial important, accueillant chaque année plus de 2,5 millions de touristes.

On la surnomme « la ville qui ne dort jamais » en référence à son dynamisme et à sa jeunesse débordante d’énergie, ou encore la « bulle » pour son ambiance paisible et tolérante, relativement détachée du conflit et des turpitudes du Proche-Orient.

D’ailleurs, on dit souvent que Tel-Aviv est l’excuse pour aimer Israël. On peut penser que, si les habitants de cette ville sont très actifs, c’est parce que le danger est imminent. Il peut y avoir des alertes à la bombe à n’importe quel moment qui rappellent soudainement la réalité.

Il règne en tout cas à Tel-Aviv une impression qu’il s’y passe quelque chose, qu’une culture mode est en train de se façonner. Considérée comme une place forte de l’architecture et du design – grâce à son héritage Bauhaus – la ville veut aujourd’hui se faire une place dans le monde de la mode.

En quelques années, le visage mode de Tel-Aviv s’est transformé avec l’arrivée de chaînes et de nombreuses marques internationales. Une arrivée qui a poussé l’une des enseignes israéliennes les plus connues, Castro, à redynamiser son style et ses magasins pour faire face à cette nouvelle concurrence. Cause ou conséquence, l’installation de ces vecteurs de mode a dans le même temps vu la demande augmenter.

Comme dans les capitales de mode européennes, le dernier phénomène en vogue est le vintage, faisant fleurir les friperies dans les quartiers branchés de la ville.

La communauté mode de Tel-Aviv a en effet trouvé ses lieux de prédilection. A côté des artères commerçantes principales, ou des typiques rues dédiées aux robes de mariées et cocktail très demandées, des lieux émergents ont fait leur apparition. Le nouveau quartier bobo de Neve Tsedek, rassemblant artistes, designers et intellectuels, s’est garni de petites boutiques de mode, de bijoux et d’artisanat local. Avant d’être rénové, ce vieux quartier était plus underground, comme la rue Levantine aujourd’hui, où nombre de designers et de multimarques avant-gardistes se sont installés, comme autour du marché aux puces de la vieille ville de Yafo.

Depuis une dizaine d’années, le nombre de créateurs s’est multiplié, créant un déséquilibre important entre l’offre et la demande. Dans ce pays, carrefour entre l’Orient et l’Occident, les designers souvent très influencés par les codes de la mode européenne ont du mal à s’épanouir au-delà de Tel-Aviv et doivent se tourner vers l’étranger.

Pour grandir, ces designers locaux doivent faire face à un autre problème de taille : les faiblesses de l’industrie textile nationale. Le secteur, florissant dans les années 1960 et 1970, a été largement délaissé au profit des industries High-tech et pharmaceutiques. Les créateurs rencontrent donc des problèmes d’approvisionnement en tissu, mais aussi de confection. Les contraintes diplomatiques empêchent, par ailleurs, le commerce avec certains pays voisins, pénalisant ainsi les designers souhaitant passer le cap de l’artisanal à une production industrielle.

Kikar Ha médina

Kikar Ha médina devrait être à Tel-Aviv ce que la place Vendôme ou l’avenue Montaigne sont à Paris.

La place concentre les marques internationales les plus prestigieuses, comme Rolex, Bulgari, Jean Paul Gauthier, Ralph Lauren et Versace.

C’est la place chique de Tel-Aviv avec tous ses paradoxes. La richesse qu’elle inspire avec la présence de toutes ces marques de luxe contraste brutalement avec l’absence de charme du paysage. En effet, si elle regorge de boutiques prestigieuses, elle n’est pas spécialement jolie voire même quelque peu délaissée sous les yeux des bijouteries et des magasins de haute couture !

La place, couverte partiellement de sable et de gazon, n’est pas très bien entretenue et pour cause ; c’est une propriété privée qui pourrait bien disparaître. Des investisseurs pas forcément romantiques ont élaborés plusieurs plans comportant un centre commercial et des tours de luxe. Les résidents et la municipalité s’opposent vivement à ces projets d’urbanisation intensive de la place et protestent régulièrement.

Commentaires Facebook
  • 4,15
    EUR +0,04%
    3,51
    USD –0,02%