On nous a volé un an de vie

On nous a volé un an de vie, nous sommes le 16 aout et je ne vais pas recevoir mes enfants cette année.

Dans un mois c’est les fêtes de Tichri, déjà un an, je n’ai pas vu le temps passer.

C’est une année très spéciale, pleine de contradictions.

L’événement majeur a été le coronavirus avec un premier confinement mondial.

En effet, pour la première fois, un virus a concerné le monde entier et a eu des conséquences néfastes sur l’activité économique mondiale.

Le virus comme l’information se sont propagés à une vitesse incroyable.

Un an pour limiter sa propagation

Cela fait seulement 6 mois, mais je pense que les 6 prochains mois seront aussi importants.

La première mesure exceptionnelle prise par les gouvernement a été de protéger l’intégrité de son territoire en limitant les accès au pays.

Les compagnies aériennes ont été les premières touchées avec le tourisme en général.

Par contre les réseaux sociaux ont montré leurs limites, dans le bien comme dans le mal.

Ils ont contribué à l’anxiété mondiale en propageant une quantité de nouvelles en temps réel, qui étaient contredites aussi rapidement.

Avec un nombre de fakes news pour alimenter cette peur qui a tétanisé le Monde.

Un an pour se remettre en cause

Depuis Pourim et Pessah les synagogues ont été désertées,

Les fêtes de Tichri arrivent a grands pas et personne ne sait comment nous allons prier.

Sans compter les chabbatot à comité restreint, aux synagogues vides.

Comme beaucoup en Israël, je suis devenu un adepte des prières de rues.

Qui aurait pu imaginer un jour, même dans les pires cauchemars, qu’on ne pourrait plus prier librement dans une synagogue.

Moi qui pensais être un créatif et même un “révolutionnaire”, j’ai l’air d’un bébé en constatant toutes ces interdictions.

6 mois sans écoles, le bac en France donné à 96% des élèves, Pessah seul à table relié en vidéo avec ma famille.

Interdiction de travailler, interdiction d’aller à la plage, fini les serrages de mains et les bisous.

Le couvre feu, les rues aussi désertes que le jour de Kippour, j’en oublie surement et volontairement.

Et bien sur, le plus visible aujourd’hui, le 17 aout, pas un seul touriste sur la plage.

Si j’avais voulu imaginer un scenario catastrophe, je ne crois pas que j’aurais eu autant d’imagination.

Qu’avons-nous compris de cette expérience unique.

Je ne veux pas parler du drame de ceux qui ont perdu toute leur parnassa et qui se retrouvent dans un état financier déplorable.

Je veux parler de notre rapport avec la vie en générale.

Nous courrions toujours après le temps, sans pouvoir rien faire d’autre que de tout faire très vite.

Depuis un an, nous nous sommes appropriés ce temps pour se recentrer sur le fondamental, soit même et son cercle familial.

Le temps que je mets à gagner de l’argent plus le temps que je prends pour le dépenser égalent le temps que je n’ai plus pour en jouir. Albert Brie

De même pour aller prier dans une synagogue ou pour beaucoup c’était le lieu surtout de rencontre et ou la prière était secondaire.

Aujourd’hui la prière est devenue un moment de rencontre privilégié avec Hachem. Une connexion directe. Un rapport privilégié.

Tous les signes qui nous préparent a l’arrivée de Mashiah. Nous avons tout le mois d’Eloul pour nous préparer

Nous sommes entrain de reconstruire le troisième Temple dans notre cœur.