Les limites de la démocratie israélienne

Les limites de la démocratie israélienne, ou avons-nous un bon système électoral?

En ce moment des tractations se déroulent entre les 2 parties du referendum pro ou anti Bibi.

Nous n’avons pas assisté à une quatrième élection pour nommer un premier ministre, mais à un déchainement pour destituer Netanyahou.

Les élections se sont normalement déroulées avec des résultats pratiquement similaires aux trois sessions précédentes.

Netanyahou toujours en tête, et les mêmes toujours derrière rêvant simplement de prendre sa place.

La majorité de la Knesset toujours incertaine, avec des alliances plus ou moins douteuses, pour essayer d’obtenir la majorité absolue.

Comment agit la démocratie israélienne aujourd’hui?

Tout d’abord, le système électoral israélien est exemplaire dans son déroulement.

Les bureaux de vote sont surveillés par des personnes pour assurer la régularité des événements.

Moi qui ai voté régulièrement en France et ici en Israel, je peux comparer les deux manières d’exprimer ses opinions.

En France nous avons 2 tours, avec une moyenne de 12 partis au premier tour et 2 au deuxième tour pour conclure l’élection.

En Israel, il n’y a qu’un tour, à la proportionnelle intégrale. Je n’ai pas compté exactement, mais il y a au moins une trentaine de listes.

Ensuite, les partis qui ont obtenu un minimum de 3,5 % des voix sont représentés à l’assemblée.

Celui qui a le plus de voix  doit former une coalition qui comprendra au moins  61 sièges.  C’est le  Président qui doit nommer celui qui  sera le plus capable de réunir la majorité.

Définition de la démocratie israélienne

La démocratie israélienne est une démocratie parlementaire dont le système électoral se fonde sur la représentation proportionnelle intégrale.

Le but est d’élire un premier ministre qui sera le chef de l’exécutif en Israel.

Il est chargé d’administrer les affaires intérieures et étrangères, y compris les questions de sécurité.

Le premier ministre doit trouver une coalition majoritaire pour pouvoir mener sa politique.

Que se passe-t-il aujourd’hui en Israel.

En faisant une lecture naïve des résultats, nous avons le schéma suivant.

Le Likoud de Netanyahou, premier parti, avec 30% des sièges, et une droite largement majoritaire.

La solution devrait être évidente avec une nouvelle fois Bibi Netanyahou aux commandes.

Mais comme je l’ai dit au début ce n’est qu’un referendum, pour ou contre Bibi.

Gideon Saar, dissident du Likoud, plus à droite que Bibi, avec 5 sièges, s’allie avec la gauche représentée par Yair Lapid du parti Yesh Atid, qui a obtenu 17 sièges.

Ils draguent Naftali Bennett de Yamina, plus à droite que Bibi, pour s’allier avec Lapid et les partis de Gauche, en lui faisait miroiter le poste de premier ministre avec seulement 7 sièges.

Tous ne rêvent que de devenir Calife à la place du Calife, mais n’est pas Iznogood qui veut.

Quel serait le scénario envisagé?

Cette majorité hétéroclite réussit à s’entendre pour détrôner Netanyahou.

Il le peuvent, c’est certain, mais comment vont se dérouler les votes à la Knesset avec des opinions aussi différentes?

Comment peut-on avoir confiance en une majorité aux opinions si différentes?

Gantz, a été qualifié de traitre par Lapid, Saar et Bennett,  sans compter les partis arabes réfractaire à toute avancée.

Il sera difficile de trouver un ciment suffisamment solide pour unir cette majorité.

Le seul perdant risque d’être Israel.

Il est certain que Netanyahou est loin d’être parfait, mais sa gestion, même en temps de crise, est profitable à Israel qui est cité en exemple dans le monde entier.

Première réponse le 7 avril avec la nomination par Reuven Rivlin de celui qui sera chargé de former un gouvernement,  représentant la majorité de la Knesset.

C’est la démocratie israélienne.