Les Animaux malades de la peste

Un mal qui répand la terreur,
Mal que le Ciel en sa fureur
Inventa pour punir les crimes de la terre
La Peste (puisqu’il faut l’appeler par son nom)
Capable d’enrichir en un jour l’Achéron,
Faisait aux animaux la guerre.
Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés :
On n’en voyait point d’occupés
A chercher le soutien d’une mourante vie ;
Nul mets n’excitait leur envie ;
Ni Loups ni Renards n’épiaient
La douce et l’innocente proie.
Les Tourterelles se fuyaient ;
Plus d’amour, partant plus de joie.
Le Lion tint conseil, et dit : Mes chers amis,
Je crois que le Ciel a permis
Pour nos péchés cette infortune ;
Que le plus coupable de nous
Se sacrifie aux traits du céleste courroux ;
Peut-être il obtiendra la guérison commune.
L’histoire nous apprend qu’en de tels accidents 
On fait de pareils dévouements : 
Ne nous flattons donc point ; voyons sans indulgence
L’état de notre conscience……

L’histoire se répète, la peste aussi

En relisant cette fable, que j’avais apprise sur les bancs de l’école, j’ai fait le parallèle avec ce qui nous arrive aujourd’hui.

Cela fait un an que les premiers cas du virus sont apparus en Chine, à Wuhan exactement, en pensant que c’était une pneumonie contagieuse.

Le marché qui a été le lieu présumé du départ de la pandémie a été fermé depuis, et le l’hypothétique départ du au pangolin ou aux chauves-souris n’est plus d’actualité.

Une équipe de l’OMS est arrivée sur place pour essayer de comprendre les causes de cette maladie.

Un an après les faits, en connaissant la transparence du régime chinois, je ne sais pas si ils vont trouver des réponses à nos questions.

Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés

Avec plus de 2 millions de cas et 230 mille morts, ce vers prend tout son sens actuellement.

Les progrès de la médecine font que beaucoup de gens ne décèdent pas, mais restent avec pas mal de séquelles.

Je crois que le Ciel a permis pour nos péchés cette infortune

Les réactions chez les très religieux, qui pensent que tout est régi par le divin, met en cause la sécurité du pays.

Aide toi et le Ciel t’aidera

Nous sommes tous sur le même navire, et tout le monde se doit de protéger tout le monde sans exception.

Les règles de base doivent scrupuleusement être respectées par toute la population sans passe droit.

Religieux ou non religieux, nous sommes tous égaux face à cette peste.

Se protéger, c’est protéger l’autre, c’est protéger la Vie.

Il faut arrêter de chercher un coupable, mais plutôt se mobiliser comme un seul homme, contre la délation, et s’unir contre la maladie.

Certains critiquent le Séguer,   mais soyons honnêtes, respectons nous réellement le séguer ?

Peut-être avons nous respecté le premier, mais peu le deuxième et pratiquement pas le troisième.

Sans compter, ceux qui ont passé les fêtes à l’étranger, ceux qui nous ont ramené le virus en souvenir”

Nous sommes tous plus ou moins coupable de la propagation de cette nouvelle peste.

Mais nous ne sommes pas jugés de la même manière

Selon que vous serez puissant ou misérable,

Les jugements de cour vous rendront blanc

D’après Les Animaux malades de la peste Jean de La-fontaine