Je suis sorti pour faire des courses

Je suis sorti pour faire des courses ce matin.

J’ai de plus en plus l’impression d’être sur une autre planète vidée de ses habitants.

D’abord, le temps était très lourd et la chaleur était pesante.

Les deux ou trois personnes que j’ai dû croiser ont changé de trottoir pour m’éviter.

J’étais masqué et ganté, et à la porte du supermarché, un gardien a vérifié ma température.

Heureusement qu’il y a des appareils électroniques aujourd’hui, à une autre époque, ça aurait été épique.

J’ai dû attendre qu’une personne sorte pour que je puisse rentrer.

Les israéliens sont disciplinés.

Toujours grâce aux gens qui nous veulent du mal, nous sommes sauvés.

A cause de la guerre, les situations dangereuses sont intégrés dans les gènes de toute la population.

Et chacun obéit aux règles de conduite naturellement, avec un naturel que j’ai, moi, du mal à intégrer.

Ce qui m’impressionne le plus, c’est quand la rue est sans voiture, le feu est vert, il n’y a aucun piéton qui traverse!

L’exception religieuse.

Malheureusement dans chaque règle il y a des exceptions.

Ici c’est les religieux qui ne respectent pas ces règles.

Une ville comme Bne Braq, une des villes religieuses près de Tel-Aviv à proportionnellement le plus de cas.

Et malheureusement le plus de morts aussi.

Ont-ils une confiance divine irraisonnée ou ne sont-ils pas informés.

Je pense un peu des deux, mais maintenant ils ont compris « aide-toi, et le ciel t’aidera »

Hier je suis sorti sur la plage

Hier après-midi,  après une journée derrière mon clavier, je suis sorti sur la plage pour me détendre.

Même impression de solitude, j’ai marché plusieurs kilomètres sans voir âme qui vive.

Et j’ai écrit à une amie, « je me suis cru Zoé sur une ile déserte et je n’étais pas près de voir Vendredi. »

C’est les ravages du confinement sur mon cerveau!

Blague à part

Le coronavirus a fait une chose incroyable, il a réussi a faire réfléchir toute la planète dans le même sens.

Retour aux valeurs de base, retour à la cellule familiale.

Deux certitudes sur la mémoire de l’Homme et surtout de sa mémoire sélective.

Nous savons tous que nous allons mourir un jour, c’est inscrit dans nos gènes.

L’immortalité est une idée qui nait dans notre première conscience et qui s’amenuise avec l’âge et les épreuves.

La mort s’apprivoise avec le temps et devient la compagne des gens âgés qui souvent l’attendent avec sagesse.

Mais, attendre la mort sans avoir eu le temps de remplir sa mission ou d’avoir accompli son temps c’est la peur du jour.

Et surtout de ne pas savoir d’où elle va venir et une peur qui s’ajoute chez beaucoup.

La peur de donner la mort à un proche sans le vouloir.

Soyons humain, protégeons-nous, protégeons nos proches.

L’union de fait plus la force, passer un Seder en petit comité.

Aimons nous Vivant!

 

 

 

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