Hok Aleon ou la loi sur l’Etat Nation du Peuple Juif

Hok Aleon ou la loi sur l’Etat Nation du Peuple Juif

Avec Fernnad Cohen-Tanoudji, la voix ds Olim au Likoud, j’ai pu rencontrer Amir Ohana, qui a fait voter la Hok Anleom ou la loi sur l’Etat Nation du Peuple Juif

Il a pu m’expliquer la loi qu’il a fait voter à la Knesset et qu’a soutenu Bibi Netanyahou

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Le projet de Loi fondamentale inquiète les minorités en Israël

Soixante-dix ans après la naissance de l’Etat d’Israël, nous sommes parvenus à achever le troisième volet de notre Loi fondamentale, qui avait jusqu’à présent fait défaut. Israël n’a, en fait, pas de Constitution formelle. La tâche de la rédaction d’une Constitution avait été confiée à la toute première Knesset qui, à défaut de pouvoir l’assumer, l’a elle-même confiée à la suivante, et ainsi de suite. La vingtième Knesset a décidé, quant à elle, qu’il était temps de s’attacher à compléter notre édifice constitutionnel.

Les Constitutions sont en général composées de trois volets, dont le premier traite des institutions gouvernementales. Celui-ci a été parachevé par la promulgation des Lois fondamentales concernant la Knesset, le gouvernement et le corps de la magistrature.

La nature de l’Etat et son essence
Le second volet traite des droits de l’homme. Ce volet a été complété par la promulgation de la « Loi fondamentale sur la dignité humaine et la liberté », réaffirmant notamment le caractère juif et démocratique de l’Etat d’Israël, conformément à l’esprit de la Déclaration d’indépendance. En vertu de ce volet, les tribunaux israéliens ont rendu des jugements allant chaque fois plus en avant en matière d’égalité et de respect des droits de tous : femmes, minorités religieuses, LGBT, etc.

« POURQUOI DES JUIFS DES QUATRE COINS DU MONDE ONT-ILS DÉCIDÉ DE QUITTER LEUR PATRIE D’ORIGINE POUR REJOINDRE CE PETIT PAYS ENTOURÉ D’ENNEMIS ? »
Le troisième volet, jusqu’à récemment, faisait défaut. Il a vocation à traiter de la nature de l’Etat et de son essence : pourquoi Israël a-t-il été créé ? Nos grands-parents, qui arrivaient de Pologne, de Russie, de France, du Maroc, du Yémen ou de Tunisie, que venaient-ils chercher ? Pourquoi des Juifs des quatre coins du monde ont-ils décidé de quitter leur patrie d’origine pour rejoindre cette terre aride, dans ce petit pays entouré d’ennemis, frappé à sa naissance par le paludisme et par combien d’autres maux ? Quelle était leur motivation, leur aspiration ? Etablir une démocratie ? Il y en avait tant d’autres dans le monde. Alors pourquoi ici ?

Cette même question a été un jour posée, à la Chambre des lords britannique, au Dr Chaim Weizmann, qui devait devenir plus tard le premier président de l’Etat d’Israël : « M. Weitzmann, pourquoi ne pas tenter un autre endroit, moins complexe, moins problématique ? » A cela, il répondit : « Cher Lord, permettez-moi de vous renvoyer la question : pourquoi prenez-vous la peine de vous rendre chaque week-end au chevet de votre vieille mère qui vit à deux heures de là quand vous pourriez tout simplement rendre visite à une autre vieille femme de votre choix, certainement tout aussi gentille et qui vit juste en face de votre demeure ? »

Foyer national
Car oui, la terre d’Israël est la patrie du peuple juif. Durant deux mille ans, nous avons été ce peuple chassé de sa terre, expulsé de sa propre maison, cible de persécutions et de pogroms, martyrisé, spolié, et victime de cette barbarie sans nom qu’a été l’holocauste des juifs, la Shoah, qui a décimé six millions de femmes, d’hommes et d’enfants, sans défense et sans refuge, parce que juifs.

« IL N’Y AURAIT QUE PEU À DIRE DE CE TEXTE, ASSEZ PROCHE D’AUTRES LOIS CONSTITUTIONNELLES DE PAYS PARMI LES PLUS AVANCÉS DU MONDE »
Et voici, s’imposant comme une évidence, le seul endroit prompt à recueillir les miettes de ce petit peuple pour qu’il puisse y établir, enfin, un foyer national, si longtemps rêvé par les Juifs et, finalement, confirmé par le vote des Nations unies : Israël.

Face aux détracteurs de cette loi, j’aurais pu présenter le texte tel quel, nu de tout commentaire. Il n’y aurait, à mon sens, que peu à dire d’un texte concis, clair, arrivant en complément naturel d’autres Lois fondamentales, et assez proche dans l’esprit d’autres lois constitutionnelles de pays parmi les plus avancés du monde, dont la France.

« Plus jamais ça »
Apartheid ? Pourriez-vous m’indiquer, monsieur Tibi, à quelle période de ce régime odieux qu’était l’apartheid un parti africain est devenu le troisième parti d’Afrique du Sud, comme le vôtre est la troisième force politique à la Knesset ? Et quand, sous ce régime, un juge africain a-t-il jugé et condamné à une peine de prison ferme le président de l’Etat comme ce fut le cas en Israël ? A quelle période exactement de ce régime les membres des communautés blanches et des communautés noires vivaient côte à côte, comme les Juifs et les Arabes israéliens à Haïfa, Saint-Jean-d’Acre, Nazareth, Jérusalem, Tel-Aviv, Jaffa et ailleurs ?

Le fait que de nombreuses langues régionales parlées en France ne soient pas mentionnées dans la Constitution française place-t-il ce pays sous le règne de l’apartheid ? Ou bien ce qualificatif ignominieux n’est-il réservé qu’à Israël qui, lui, accorde à la langue arabe, parlée par sa minorité, un statut privilégié, protégé ?

La grande nation arabe compte 21 Etats-nations, dans lesquels la langue officielle est l’arabe, la religion officielle est l’islam et la culture arabe s’exprime au travers des symboles de la nation. Qu’en est-il d’Israël ? Devons-nous renoncer à l’unique Etat-nation du peuple juif parce que cela pourrait blesser la sensibilité de certains ?

« NOTRE MÉMOIRE COLLECTIVE SE SOUVIENT DU SORT RÉSERVÉ AUX JUIFS DANS UN MONDE SANS ETAT NATIONAL JUIF »
Messieurs, notre mémoire collective se souvient du sort réservé aux Juifs dans un monde sans Etat national juif. « Plus jamais ça » doit réellement signifier « plus jamais ça ! ». Israël n’a jamais été, n’est pas et ne sera pas un Etat binational. Israël a été, est et continuera d’être l’Etat-nation du peuple juif, un Etat qui assure la liberté et le respect à ses minorités, quelles qu’elles soient. Le sionisme, messieurs, n’est pas une forme de racisme. Le sionisme a été une réponse au racisme. A ce racisme-là qu’a connu le peuple juif durant ses deux mille ans d’exil. Ce chapitre de l’histoire, messieurs, est bel et bien clos.

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2018-08-30T20:11:33+00:00 août 19th, 2018|Categories: Israel, Politique|2 Comments
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