Erdogan est un mégalo dangereux.

Erdogan en quelques mots :  Recep Tayyip Erdoğan né le à Beyoğlu, est un homme d’État turc. Il est notamment le cofondateur du Parti de la justice et du développement, Premier ministre de 2003 à 2014 et président de la République de Turquie depuis 2014.

Histoire de la Turquie moderne.

Après la première guerre mondiale, l’Empire Ottoman, allié de l’Allemagne a été démembré par le Traitée de Sèvres et occupé par les armées alliées (britanniques, françaises, grecques, arméniennes, italiennes)

Mustafa Kemal Pacha dit Atatürk (littéralement le « Turc-Père ») se révolte contre le pouvoir de l’époque et avec ses partisans défait toutes les armées d’occupation qui quittent le pays.

.Mustafa Kemal prend le pouvoir et affirme également une volonté farouche de rupture avec le passé impérial ottoman et de réformes radicales pour son pays.

Inspiré par la Révolution française, Il instaure ainsi la laïcité : séparation entre les pouvoirs politique (sultanat) et spirituel (califat).

Il proclame la république, déplace la capitale à Ankara, il inscrit la laïcité dans la constitution, donne le droit de vote aux femmes et remplace l’alphabet arabe par l’alphabet latin.

Erdogan prend le pouvoirc

Ancien footballeur semi-professionnel de 1969 à 1982, il fait ses études dans une école islamique qui forme des imams et des prédicateurs. À 16 ans, Recep Tayyip Erdoğan remplace l’imam à la mosquée pour réciter des prières, pour les naissances ou pour organiser le rituel des décès.

Il se lance ensuite dans la politique, mais doit justifier de 4 années d’études universitaires. La légende lui attribut une licence dans une université prestigieuse…qui n’existait pas à son époque)

Après une carrière politique tumultueuse  il est enfin élu , maire d’Istanbul, en 1994. Le 21 avril 1998, Erdoğan est condamné à une peine de 10 mois de prison, pour avoir, lors d’un meeting le 6 décembre 1997 , repris une citation qualifiée d’incitation à la haine.

En 2002 son parti, L’APK sort vainqueur des élections parlementaires.

Il est élu président de la République de Turquie le 10 août 2014, avec 51,8 % des voix au premier tour, à l’issue de la première élection du chef de l’État turc au suffrage universel direct.

Il affiche son ambition de renforcer les pouvoirs de la fonction présidentielle en modifiant la Constitution.

Le vrai Erdogan

Le , une tentative de coup d’État militaire, finalement repoussée, menace le pouvoir d’Erdoğan. Quelques jours plus tard, il fait licencier des dizaines de milliers d’employés du secteur public (armée, médias, enseignement, magistrature). Au 29 juillet, plus de 18 000 personnes ont été placées en détention et 50 000 se sont vu confisquer leur passeport.

Le , un référendum constitutionnel, adopté à une courte majorité, transforme le régime parlementaire en régime présidentiel.

Candidat unique….Il est élu

Reporters sans frontières qualifie alors la Turquie de « première prison au monde pour les journalistes » , ce qui est confirmé l’année suivante par le Comité pour la Protection des Journalistes.

C’est pourtant lui qui s’est indigné et qui a dénoncé l’affaire Khashoggi

Le président turc profite de la guerre civile syrienne et du problème de l’État Islamique pour affaiblir l’opposition kurde. Malgré les accusations de nettoyage ethnique qui s’accumulent contre lui, il a en effet commandité l’invasion turque de la province syrienne d’Afrine (bataille d’Afrine).

Il attends le départ des américains pour éliminer les Kurdes.

Lors d’un discours prononcé samedi devant des jeunes en Turquie, le président Recep Tayyip Erdogan a déclaré que

“les Juifs en Israël frappent les gens quand ils sont déjà à terre … En fait, les Juifs donnent des coups de pied non seulement aux hommes, mais aussi aux femmes et aux enfants mais nous, en tant que Musulmans, nous allons leur donner une leçon.”

Erdogan  compare Israël à l’Allemagne nazie, et a accusé l’Etat juif de commettre un “génocide culturel” contre le peuple palestinien.

“Aujourd’hui, les Palestiniens sont soumis à des pressions, à la violence et à des politiques d’intimidation non moins graves que l’oppression subie par les Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale”

Erdogan et la Méditerranée

Aujourd’hui Erdogan

Erdogan veut occuper la Méditerranée pour tirer profit des ressources gazières et pétrolières qui s’y trouve.

Par l’occupation de l’Ile de Chypre, il se dispute les eaux territoriales avec la Grèce et en dépits des accords méditerranéens de non belligérance entre les états membres.

Il a ensuite envahi la Libye en infligeant, grâce aux forces et aux armes fournies à Tripoli, de lourdes défaites au général Haftar soutenu par l’Égypte.

L’homme fort d’Ankara, après un succès notable contre le coronavirus, s’impose en Méditerranée orientale.

Il s’est mis en position  de décider de l’avenir de la Libye, en prenant possession des eaux territoriales libyenne.

Macron a renforcé ses forces en Méditerranée orientale face à Erdogan.

Mais Erdogan profite de la non belligérance en vigueur pour poser ses pionts