Bibi sur la sellette

Bibi sur la sellette avec des manifestations quotidiennes contre lui, A Jérusalem dans sa résidence, comme dans sa maison de Césarée.

Pourquoi tout ce déchainement de haine envers un des plus importants hommes politiques israéliens.

Depuis qu’il dirige Israel, jamais le pays n’a été aussi prospère.

C’est vrai qu’il est accusé de certaines choses, mais la présomption d’innocence existe, comme le respect d’un homme qui a donné sa vie à la direction d’Israël.

Le système judiciaire israélien est complètement différent du système français.

Et avec toutes les fuites diffusées dans les journaux, Bibi aurait déjà été libéré en France depuis longtemps pour vice de procédure.

Mais en Israël, cette notion n’existe pas et Bibi est coupable avant d’avoir été jugé.

Bibi et la coalition du gouvernement

L’alliance de Bibi et de Gantz n’est pas faite pour aider Israël à régler ses problèmes, corona ou économiques.

Avant le corona, Israël avait une des meilleures économies des pays occidentaux.

Il y avait une carence sociale évidente, mais la bonne santé de la start-up nation fait que le fossé se creuse machinalement entre les plus riches et les plus pauvres.

Il faut juste du temps pour essayer de combler ces différences.

Le problème évident, c’est qu’avec certaines sociétés qui vendent leur start-up plusieurs milliards de dollars le fossé se creuse inéluctablement.

Pour beaucoup d’autres qui se vendent aussi plusieurs millions de dollars, le problème est aussi le même.

Ces nouveaux riches sont le symbole de l’entreprenariat, de la dynamique et de l’intelligence de la population israélienne.

Et on ne peut décemment pas reprocher ça au premier ministre et le mettre sur la sellette.

Bibi et la gestion du corona

Là aussi Bibi a été mis sur la sellette pour sa gestion de la crise de la nouvelle pandémie.

La première séquence a bien été gérée.

Mais la deuxième contient des données complètement différentes.

La première c’est qu’il n’est plus seul à la tête de l’état et qu’il doit composer avec beaucoup de partis aux avis différents.

Contrairement à la première crise ou, sans gouvernement, il était le seul responsable.

La deuxième chose c’est qu’il faut absolument éviter un second confinement généralisé qui serait fatal à notre économie.

Donc il est obligé de réagir au jour le jour en tenant compte de l’évolution de la maladie.

Avec bien sur un lot de décisions impopulaires qu’il désavoue rapidement.

Il faut être réaliste, aucune personne au monde, aucun pays ne connait la meilleure chose à faire.

On peut et on doit être révolté contre cette ignorance généralisée mais se focaliser sur ce manque n’est pas normal.

Et l’opposition, généralement la gauche israélienne, n’a aucun mal pour attiser la haine gratuite envers Bibi.

Bibi toujours sur la sellette

Nul n’est irremplaçable, c’est évident, ici comme ailleurs.

Mais il ne faut pas oublier une chose, même plusieurs choses.

Gérer depuis 20 ans un pays où tout le monde croit détenir la vérité est déjà quelque chose d’exceptionnel.

La crise sécuritaire actuelle n’est pas malheureusement sans précédent, mais elle est différente dans la gestion des données.

Israel est encore et toujours menacé par tous les fronts.

Et on le ressent aujourd’hui avec une armée mobilisé dans le Nord contre le Liban en pleine déconfiture.

La menace du hezbollah, assujettie à l’Iran, qui est une menace déclarée prête à tout pour profiter de cette situation.

Et Gaza, avec un Djihad islamique qui veut exister contre un Hamas qui veut s’allier au Fatah.

Contre des palestiniens en panne d’alliés et qui sont prêt à tout pour ne pas perdre leur statut de réfugiés à vie et la rente financière qui va avec.

Ce n’est plus une guerre contre des états, mais une guerre contre des groupes terroristes islamiques soutenus par une Europe qui en a peur.

C’est toute la différence.

Bibi a besoin d’être sur la sellette.

Bibi est un homme qui vit 24/7 avec une pression gigantesque qu’aucun dirigeant au monde n’a aujourd’hui.

Les gens lui reproche de s’accrocher à son pouvoir, je ne crois pas, il s’accroche surtout à sa vie.

S’il n’était plus premier ministre la pression tombera et je ne sais pas s’il pourra y résister.

Pour lui c’est une question de vie ou de mort physique comme politique.

J’admire de plus en plus l’Homme et sa volonté surhumaine de survivre.

Pour lui, sa survie est liée à la survie d’Israël.

Je n’ai que respect envers ce genre d’Homme qui est déjà, de son vivant, un héros d’Israël.

Am Israel Hai.